
Certains médias de ce pays ne se transforment-ils pas peu à peu en journaux, télés ou radios d'État ?
Voilà un regard sur la soi-disant "non-mobilisation" ou la "fin du mouvement" de ce samedi matin à Toulouse...
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Des lycéen(ne)s se mobilisent contre les "réformes" concernant l'Education Nationale.
Il faut venir en famille nombreuse à la manif de samedi !!
Il faut montrer que notre colère n'a pas baissé
Sachez que des manifestations ont lieu
en Allemagne, en Italie, au Portugal (grève générale le 24 novembre),
au Royaume Uni, au Pays Bas, en Grèce.
La France fait figure de tête de pont de la résistance
La richesse que nous produisons par notre travail
c'est à nous de décider ce que nous en faisons
Ne nous laissons pas voler !
Le PIB, c'est le nôtre
la croissance, c'est la nôtre
le bénéfice des entreprises, c'est le nôtre
Les cotisations patronales et salariales, ce sont les nôtres !
le CAC 40, c'est à nous !!
C'est nous qui avons raison !
Augmentons les salaires
Augmentons les cotisations retraites
et la retraite sera financée, sur le champ !
et nous n'aurons plus besoin de nous égosiller
dans la rue !!
en attendant
Samedi 6 novembre
10h à Saint Cyprien - Toulouse

"Mais il est une autre jeunesse que les bons Français n’aiment pas. Celle qui, veule, paresseuse, se saisit de la moindre occasion de sécher les cours et manifeste bruyamment dans la rue. Jeunesse immature et manipulée, qui ne se rend pas compte de la chance qu’elle a de vivre dans la France d’aujourd’hui. Pourtant, quel bonheur d’étudier dans des classes à trente-cinq élèves sous le regard paniqué d’un stagiaire bientôt démissionnaire. Quel ravissement de dénicher sous les toits, un petit deux-pièces hors de prix qu’il faudra louer à trois pour pouvoir en payer le terme, si on a la chance d’avoir en poche une caution bourgeoise. Quel bonheur d’enchaîner les stages non rémunérés, de savourer les longues périodes de chômage, de galérer des mois avant de décrocher un premier emploi précaire. Quel enchantement de subir humiliations et fouilles policières parce qu’on a pas la bonne couleur de peau sous la capuche du sweat. Quel honneur, enfin, de vivre dans un pays qui maltraite les étrangers, méprise les naturalisés, se replie égoïstement sur sa propre vacuité, devient la caricature d’elle-même et s’expose à la risée du monde.
On ne leur présente la vie que comme une longue période de travail, de la maternelle à 67 ans, sans autre possibilité de se réaliser qu’en cumulant des points de retraite. On ne leur demande, pour tout accomplissement, que de se faire et de s’entretenir employable à merci, exploitable jusqu’à ce qu’on les jette. On les considère comme des délinquants en puissance, qu’il faut diriger, surveiller, sanctionner. On leur dénie toute créativité, toute spontanéité, tout élan vital quant ils ne s’expriment pas dans les chemins balisés des divertissements commerciaux conçus pour leur abêtissement. On les traite de crétins, d’incultes, de fainéants, d’infantiles. Et l’on voudrait que les jeunes n’ouvrent la bouche que pour nous remercier."
La manifestation c'est DEMAIN mardi 19 octobre 2010 à 10h à St Cyprien.
Elle se dirigera vers le Capitole pour rejoindre la manifestation des postiers (journée de grève nationale à la Poste).
A 14h30 : AG des personnels de l’Education à la fac du Mirail.
Le contrat de consultant à 10.000 euros par mois bénéficie à Patrick Buisson, ancien responsable du journal d'extrême droite Minute, ex-chroniqueur sur LCI, et proche de Nicolas Sarkozy, qui l'a décoré en 2007 de la Légion d'honneur.
Pierre Giacometti est payé 43.500 euros par mois.
[...]
Dans le premier audit jamais réalisé sous la Ve République des dépenses de l'Elysée, la Cour des comptes avait fait part en juillet de ses interrogations sur un contrat d'une page signé en juin 2007 pour 1,5 million d'euros par an entre la présidence et le cabinet d'études de Patrick Buisson, lui-même chargé de commander des sondages à OpinionWay.
La présidence a ainsi payé en 2008 pour un "Politoscope" 392.288 euros alors que cette enquête avait aussi été publiée par LCI et Le Figaro et pouvait donc être connue gratuitement. Au total, 15 enquêtes payées sur fonds publics étaient disponibles dans la presse."
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